Quel futur sommes-nous en train de construire si nous n’enseignons pas aux prochaines générations comment être humaines ?
- Katalin

- 19 déc. 2025
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Promotion de l’humanité - Conclusion
Quel futur sommes-nous en train de construire si nous n’enseignons pas aux prochaines générations comment être humaines ?
Une société ne transmet pas seulement des connaissances. Elle transmet des manières d’être en relation avec le monde, avec soi-même et avec les autres. Or aujourd’hui, alors que nous accélérons la transformation technologique de nos environnements, nous négligeons la transmission la plus essentielle de toutes : la capacité humaine à se relier, collaborer, co-créer, réparer et construire ensemble.
Si les enfants et les jeunes adultes grandissent dans des écosystèmes conçus pour les écrans plutôt que pour les relations, nous ne façonnons pas seulement leurs habitudes. Nous façonnons leur identité. Lorsque la dimension relationnelle s’affaiblit, l’être humain perd une part de sa propre puissance : la capacité de ressentir, d’influencer par sa présence, de négocier le sens, de créer des liens qui tiennent les communautés ensemble.
Il ne s’agit pas d’un risque philosophique. Il s’agit d’un risque anthropologique. Une génération qui n’est pas formée à l’art de la relation devient plus fragile, plus dépendante, plus influençable. En n’enseignant pas aux prochaines générations comment habiter pleinement leur humanité, nous leur retirons silencieusement la compétence même qui garantit leur autonomie future et leur capacité à façonner le monde de manière consciente.
Le danger n’est pas que les machines prennent notre place, mais que nous cessions de transmettre ce qui nous rend irremplaçables. Le futur ne se construira pas uniquement par la maîtrise technologique. Il sera construit par celles et ceux qui cultivent l’humanité vécue : la capacité à rester profondément humains dans un monde qui l’est de moins en moins.
Nous portons la responsabilité de protéger non seulement le présent, mais aussi l’identité humaine de celles et ceux qui viendront après nous. Transmettre cette puissance n’est pas optionnel. C’est le socle sur lequel tout futur digne d’être vécu doit être construit.
